La théorie de Maslow, adaptée au tourisme

Publié le 7 avril 2013 par · 1 commentaire 

Une récente présentation des principales tendances en tourisme nous annonçait que la pyramide de Maslow était maintenant inversée. Il y était dit que même les gens sans emploi pouvaient voyager tant cette 'valeur' était devenue importante à leurs yeux, et j'ajouterais aux yeux de tous!  

On pourrait donc escamoter les premiers niveaux de la célèbre pyramide de Maslow en se passant même de manger et d'avoir un toit, pour atteindre enfin la réalisation de soi par le voyage.  Depuis quand le voyage est-il une valeur?  Peut-être depuis qu'il est de bon ton de se dire voyageant sur tous les réseaux en consacrant cette tendance à vouloir épater tout le monde et son père.

Mais à part les photos, vidéos des destinations à la volée, que reste-t-il du voyage par la suite? en quoi nos déplacements nous amènent-ils à réfléchir et à enrichir non seulement notre soi, mais aussi le milieu qu'on a visité?

Un récent article remettait un peu la hiérarchie de Maslow dans un contexte plus humble en déterminant un nouveal modèle en lien avec les attentes des voyageurs:

Si le premier niveau de la pyramide satisfait les touristes par des produits de base et de bas tarifs, le deuxième niveau regroupe les touristes qui s'attendent à de bons produits en termes d'hébergement, de restauration et de commodités.

Arrive au troisième niveau un besoin additionnel des touristes qui s'attendent à ce que les entreprises et organisations affichent de bonnes pratiques de base en matière d'environnement et de développement durable.

Au quatrième niveau, les touristes continue d'évoluer en expérimentant et en ayant plaisir à choisir des entreprises et des organismes qui appliquent des pratiques environnementales durables.  

Enfin, les touristes du cinquième niveau, celui qui fait appel à la réalisation de soi dans la pyramide de Maslow, ne font pas qu'expérimenter les pratiques des entreprises et organismes qui en font un point d'excellence, ils y participent et y contribuent.

Et l'article de conclure que: These tourists are usually spiritual about the concept of sustainability and actively participate and contribute to ESO (Environment-friendly Sustainable Operations) during their hotels stays. They will pay a premium price to experience a more wholesome and richer experience, such as reconnecting with nature.

Source:http://www.eturbonews.com/34146/maslow-s-hierarchy-through-tourists-eyes

À propos de Marie-Andrée Delisle

Marie-Andrée Delisle célèbre près de 30 ans d’étroite collaboration avec les professionnels de l’industrie touristique en tant qu’expert-conseil en développement touristique.
Suite à l’obtention de sa maîtrise de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal en gestion et planification du tourisme, elle poursuit des recherches et de nombreux travaux en matière de tourisme culturel et expérientiel, ainsi qu’en tourisme communautaire et autochtone au Québec et hors Québec.
Elle a rédigé un livre sur le tourisme alternatif, en co-rédaction avec Louis Jolin, professeur à l’UQAM: Un autre tourisme est-il possible ?, publié aux Presses de l’Université du Québec en 2007.

Commentaires

1 commentaire à “La théorie de Maslow, adaptée au tourisme”
  1. jabbar dit :

    merci beaucoup

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